La Wallonie a besoin d’un enseignement de qualité

2 mai 2009

Depuis 1988, la Wallonie a été gérée sans interruption sous la marque socialiste. Cela fait plus de 20 ans que le socialisme annonce le redressement wallon. Plus de 20 ans que le socialisme promet que cela va aller mieux. Plus de 20 ans que le socialisme multiplie les soi-disant « Contrats d’Avenir » et « Plans de relance » : sans résultat ! La preuve en a été donnée par le Conseil Economique et Social de la Région Wallonne dont le verdict est sans appel : avec le Plan Marshall le chômage persiste, nos jeunes restent sans emploi, le commerce et les PME sont menacés, notre agriculture est à la croisée des chemins, les investissements ne viennent pas…La Wallonie d’aujourd’hui reste dépourvue, alors que les entreprises et les travailleurs doivent faire face à la crise économique mondiale.

Parmi les nombreux échecs de l’actuel gouvernement, l’enseignement a particulièrement souffert : cinq années de gestion socialiste et d’abandon cdH ont engendré ce que j’appellerais « l’école de la méfiance ».

Méfiance des professeurs vis-à-vis d’un système qui refuse de comprendre que le métier d’enseignant est aussi une vocation et un engagement personnel vis-à-vis des jeunes élèves : un métier qui a besoin de davantage de reconnaissance de la part de l’autorité publique.

Méfiance des parents qui ne savent plus si le contenu des cours prépare bien leurs enfants, soit à poursuivre des études supérieures, soit à entrer dans la vie professionnelle. Et, pour tout dire, méfiance des parents qui craignent pour la sécurité des élèves : vétusté des bâtiments avec risques d’accidents, racket organisé, agressions…

Méfiance enfin des élèves eux-mêmes, à qui des enquêtes spécialisées ont appris que les cours qu’ils sont obligés de suivre ne sont pas performants et ne les préparent pas suffisamment à construire leur avenir. Des élèves à qui le gouvernement PS/cdH a même réussi à inculquer la peur de ne pas trouver une école où pouvoir s’inscrire.

Il faut en finir avec les séquelles des décrets « Inscriptions » et « Tirage au sort », limiter le nombre de réseaux, conférer plus d’autonomie de gestion et d’enseignement aux directions des établissements scolaires, renforcer les partenariats entre l’école et l’entreprise, de même qu’entre l’école et les clubs sportifs ou les associations culturelles, éduquer les jeunes à la citoyenneté démocratique, repenser les grilles horaires mais aussi l’échelonnement des connaissances sur l’ensemble du cursus, remettre en avant les notions d’effort personnel…Il y a mille choses à faire pour restaurer la confiance dans un enseignement de qualité pour tous. Il faut que dans chaque école, quelle que soit sa zone d’implantation, et quel que soit le type d’enseignement choisi, chaque élève puisse faire réellement l’expérience de ce qu’est l’égalité des chances. Il faut que le diplôme redevienne un vrai passeport pour l’avenir ! La Wallonie a besoin de cette énergie nouvelle.

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Il faut une énergie nouvelle pour la Wallonie !

8 mars 2009

Lors des prochaines élections régionales les Wallons vont élire ceux qui auront à s’occuper de ce qui concerne très directement les gens au quotidien. C’est tous les jours, en effet, que nous devons emprunter les routes et autoroutes de Wallonie ; c’est matin et soir que nos enfants, sur le chemin de l’école, utilisent les TEC ; c’est à tout moment que notre santé dépend de la qualité de l’environnement ; c’est à chaque instant que notre famille dépend de nos emplois… Dès lors, –quand on considère l’état lamentable et dangereux des routes, quand on analyse les taux de chômage catastrophiques-, il est clair qu’il faut une énergie nouvelle pour la Wallonie ! Une véritable transformation est nécessaire.

Parmi les nombreux échecs de la majorité PS/CDH, l’enseignement a particulièrement souffert : cinq années de gestion socialiste et d’abandon CDH ont engendré ce que j’appellerais « l’école de la méfiance ».

Méfiance des professeurs vis-à-vis d’un système qui refuse de comprendre que le métier d’enseignant est aussi une vocation et un engagement personnel vis-à-vis des jeunes élèves : un métier qui a besoin de davantage de reconnaissance de la part de l’autorité publique.

Méfiance des parents qui ne savent plus si le contenu des cours prépare bien leurs enfants, soit à poursuivre des études supérieures, soit à entrer dans la vie professionnelle. Et, pour tout dire, méfiance des parents qui craignent pour la sécurité des élèves : vétusté des bâtiments avec risques d’accidents, racket organisé, agressions…

Méfiance enfin des élèves eux-mêmes, à qui des enquêtes spécialisées ont appris que les cours qu’ils sont obligés de suivre ne sont pas performants et ne les préparent pas suffisamment à construire leur avenir. Des élèves à qui le gouvernement PS/CDH a même réussi à inculquer la peur de ne pas trouver une école où pouvoir s’inscrire.

Avec, pour cerise sur le gâteau, l’attitude profondément choquante du Ministre socialiste de l’enseignement qui, à trois mois des élections, fait imprimer par l’administration 142.000 exemplaires d’une brochure à destination des professeurs afin de leur imposer la conviction que tout va bien…

Il faut en finir avec les séquelles des décrets « Inscriptions » et « Tirage au sort », limiter le nombre de réseaux, conférer plus d’autonomie de gestion et d’enseignement aux directions des établissements scolaires, renforcer les partenariats entre l’école et l’entreprise, de même qu’entre l’école et les clubs sportifs ou les associations culturelles, éduquer les jeunes à la citoyenneté démocratique, repenser les grilles horaires mais aussi l’échelonnement des connaissances sur l’ensemble du cursus, remettre en avant les notions d’effort personnel…Il y a mille choses à faire pour restaurer la confiance dans un enseignement de qualité pour tous. Il faut que dans chaque école, quelle que soit sa zone d’implantation, et quel que soit le type d’enseignement choisi, chaque élève puisse faire réellement l’expérience de ce qu’est l’égalité des chances. Il faut que le diplôme redevienne le seul et vrai passeport pour l’avenir ! R.M.

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Notre Région, mon combat

7 mars 2009

Depuis 1988, la Wallonie a été gérée sans interruption sous la marque socialiste. Cela fait plus de 20 ans que le socialisme annonce le redressement wallon. Plus de 20 ans que le socialisme promet que cela va aller mieux. Plus de 20 ans que le socialisme multiplie les soi-disant « Contrats d’Avenir » et « Plans de relance » : sans résultat ! La preuve en est venue du Conseil Economique et Social de la Région Wallonne dont le verdict est sans appel : avec le Plan Marshall le chômage persiste, nos jeunes restent sans emploi, le commerce et les PME sont menacés, notre agriculture est à la croisée des chemins, les investissements ne viennent pas, l’enseignement est en rade… La Wallonie d’aujourd’hui reste dépourvue, alors que les entreprises et les travailleurs doivent faire face à la crise économique mondiale. Cet échec de l’actuel gouvernement PS/cdH ne me réjouit pas : j’aime trop la Wallonie, j’aime trop le Hainaut et notre région pour ne pas déplorer cette situation. Pour ma part, j’en ai assez que le Borinage soit la cible de toutes les critiques et moqueries des docteurs « il n’y a qu’à ». Aujourd’hui, c’est à nous et à nous seuls, de relever les défis et de mettre nos solutions en oeuvre. Personne d’autre ne le fera à notre place. Tel est l’enjeu ! Telle est notre responsabilité !

Durant les semaines qui viennent, tête de liste du MR pour Mons et le Borinage , j’irai vers vous en toute honnêteté, avec le courage des idées, avec l’expérience de l’action, avec la fierté d’être Wallon ! Avec la conviction qu’ensemble nous ferons de notre région, notre combat ! R.M.

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Enseignement et démocratie

19 janvier 2009

Max Weber a écrit que la politique est l’art de tarauder des planches de bois dur. Il voulait dire que parmi les qualités du politique, la persévérance occupe une place importante. Le « delenda Carthago » qui terminait chacun des discours de Caton, en est une illustration parmi les plus célèbres. Je ne me lasserai donc pas, toutes proportions gardées, de plaider pour la création dans notre enseignement secondaire d’un cours obligatoire pour tous les élèves, portant sur les valeurs de la démocratie, les principes de son fonctionnement, ainsi que sur la connaissance et le respect de l’autre.

Ce cours qui pourrait être appelé de « philosophie de la démocratie » aborderait notamment les différences culturelles, religieuses et philosophiques des cultes –et de la laïcité- reconnus par la Loi belge.

Je plaide pour un tel enseignement depuis des années, avec pour objectif principal que tous les élèves disposent de davantage d’outils de connaissance pour mieux appréhender et mieux vivre la diversité au sein de notre société ; celle-ci étant de plus en plus –qu’on le veuille ou non- multiethnique. Tous les arguments m’ont été opposés : statutaires, syndicaux, budgétaires, professoraux, organisationnels…Sans nier la validité de certains de ceux-ci, force est rappeler que le temps n’arrange rien : depuis une quinzaine d’années que la Communauté française réfléchit à cette problématique, la situation n’a pas cessé de se compliquer, voire de se dégrader. Les débordements haineux qui ont ponctué la manifestation à Bruxelles en faveur du cessez-le-feu à Gaza, l’ont bien montré ; de même que la multiplication des actes antisémites, des réactions islamophobes, des agressions violentes…

Si, pour ce qui concerne l’actuel gouvernement de la Communauté française l’échec du « décret inscriptions » restera le triste fleuron des atteintes contre l’enseignement et la liberté de choix des parents, il s’agit là de la partie la plus visible. En profondeur c’est la qualité même de l’enseignement qui a été mise à mal par le PS et le CDH ; c’est la confiance même que l’on pouvait avoir dans un enseignement axé sur les matières de base ; c’est la confiance même que l’on pouvait avoir dans la transmission des outils nécessaires aux enfants pour construire leur vie dans une société moderne et de plus en plus complexe.

Je suis stupéfait –et je suis certain que mon ancien collègue, Pierre Hazette, l’est tout autant- de constater combien Mme Aréna et M.Dupont ont laissé démunis et esseulés les enseignants. Or, ce sont ces enseignants qui, aujourd’hui, doivent surmonter les tensions croissantes entre groupes d’élèves, entre élèves et professeurs ou entre parents d’élèves et professeurs.

Durant les travaux parlementaires il m’a été répondu que ce n’est pas à l’école de suppléer toutes les carences de l’éducation ni à prendre sur elle tous les maux de la société. D’accord ! Mais quand on voit le temps consacré par les ministres socialistes successifs à s’occuper du poids des cartables ou des cannettes de limonade, quand on voit le temps qui doit être perdu par les chefs d’établissement pour corriger les conséquences du « décret inscriptions », je pense qu’il est urgent d’en revenir à l’essentiel : apprentissage des savoirs de base, remise au premier plan de l’effort et du travail, et éducation aux principes élémentaires de la vie en société. De la vie au sein d’une démocratie. Richard Miller

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Le libéralisme contre la pauvreté

13 janvier 2009

« Je voudrais commencer par rappeler une vérité. Une vérité qui a pour nous la force de l’évidence, mais qui, par les temps qui courent, doit absolument être réaffirmée à l’adresse de tous nos concitoyens. Des concitoyens à qui un président socialiste s’époumone à faire croire que la liberté serait dangereuse (il planifie plutôt un Etat qui se confondrait avec un Parti Unique), il veut faire croire que la démocratie serait injuste (les statuts de son parti recommandent toujours la lutte des classes), il dit aussi que l’économie de marché serait un échec (là, il n’a encore rien trouver à proposer d’autre) et que le libéralisme serait en crise. C’est contre cela que je veux rappeler ceci, que je veux rappeler cette vérité : l’ennemi du libéralisme, l’ennemi que le libéralisme ne cesse de combattre, l’ennemi qui est le contraire absolu des libertés, l’opposé des valeurs démocratiques, l’opposé du bien-être des populations et de la dignité humaine, l’ennemi absolu c’est la pauvreté. Là où existent des poches de pauvreté –et il y en a dans nos régions, que ce soit en Wallonie ou à Bruxelles- les enfants ne vont plus à l’école. Là où il y a des poches de pauvreté, il n’y a pas d’emploi, il n’y a pas d’avenir, il n’y a pas de perspective. Là où il y a pauvreté, aucune liberté n’est réelle et tous les droits sont bafoués :l’accès au logement n’est pas possible, l’accès à l’épanouissement personnel et familial n’est pas possible, l’accès aux études n’est qu’une illusion, l’accès à la santé est un leurre complet. C’est pourquoi, nous libéraux, avons la fierté de reconnaître et d’affirmer que notre projet politique est aussi, et en même temps, et dès le départ un projet économique : nous voulons la création de richesses, nous voulons nous dresser contre la rareté des biens et contre tous les malheurs qu’elle entraîne. Nous sommes du côté de celles et ceux qui entreprennent, qui travaillent, qui veulent travailler. Nous sommes du côté de celles et ceux qui, dans leur métier, que ce soit un métier manuel ou intellectuel, que ce soit une profession libérale ou un emploi administratif, donnent le meilleur d’eux-mêmes, simplement parce qu’ils ont le sens des responsabilités, le goût du travail bien fait, le respect d’eux-mêmes et de ceux en vue de qui ils travaillent. Ils ont la certitude, en effet, qu’en agissant de la sorte, ils participent pleinement au mieux-être de toute la société dans son ensemble. C’est de ce libéralisme que notre région a le plus grand besoin : pas de clientélisme socialiste, pas de charité « humanisto-chrétienne ». Ainsi, dès le départ nous avons besoin, notamment, d’un enseignement qui vise l’excellence pour tous. Pour tous, c’est-à-dire pour tous les enfants, y compris ceux qui sont nés dans des zones où a été maintenue et entretenue l’équation fondamentale : « pauvreté = socialisme » ! Une équation, comme le savent les mathématiciens, qui peut être lue dans les deux sens. C’est contre cela que nous nous battons et c’est pour cette raison que le combat de Didier Reynders pour sauver l’épargne, et pour préserver nos entreprises d’une crise financière systémique, c’est pour cette raison que l’action de notre Président a été, dans une période extrêmement difficile pour notre pays, a été absolument remarquable, et mérite le soutien de tout notre Mouvement ! (…) Par contre c’est purement et simplement la cause francophone, la cause wallonne qui a été trahie  par le PS et le CDH : la situation politique générale, et le résultat des élections, pouvaient amener le roi à confier pour la première fois depuis plusieurs décennies le poste de premier ministre à un francophone, à un Wallon. Contre cela, le PS et le CDH ont préféré un homme, certainement de qualité, mais qui demeure un représentant du parti flamand qui durant des décennies a mis les francophones et les Wallons à genoux. » R.M. : Extraits du discours pour les Voeux du MR du Hainaut, Mons, le 11/1/2009.

Pour le texte complet du discours : http://www.millerrichard.be/ac_11_1_2009.htm

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Libéralisme et activité économique

21 décembre 2008

Nous vivons un moment de crise, un moment critique du monde/mondialisé ; plus précisément une crise des structures économiques qui sous-tendent celui-ci. J’ai tenu à ajouter cette précision visant à pointer davantage l’aspect économique de la crise pour pouvoir, avant tout, la contredire. Car il n’existe pas en réalité de séparation entre activité économique et vie politique.

Cela étant, une période critique ne doit pas être entendue ni abordée en un seul sens négatif. Même si elle présente des aspects nuisibles –loin de moi l’idée de nier le caractère dramatique des pertes d’emplois, des fermetures d’entreprises, du chômage technique, des faillites bancaires, de l’appauvrissement personnel…-, la conclusion d’une crise dépendra toujours de la capacité des personnes au sein d’un système, c’est-à-dire d’un ensemble d’institutions, d’organismes privés et publics, de niveaux de pouvoir décisionnels, d’instances internationales…, d’affronter le choc et d’élaborer les bonnes réponses.

http://www.millerrichard.be/conference_capitalismen%E9oconservatismelib%E9ralisme.pdf

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L’erreur du PS, la trahison du CDH.

10 décembre 2008

Ce qui s’est passé autour des inscriptions scolaires en Communauté française est sinistre (du latin senester, gauche). Par pure volonté idéologique le parti socialiste, Mme Aréna en tête, suivie de tous les parlementaires PS, ont voulu mettre à mal un principe fondamental de notre système démocratique : la liberté des parents de choisir l’établissement scolaire de leur enfant. Cela obligea d’abord les parents, qui avaient la possibilité de le faire, de camper jour et nuit devant les écoles : une situation que l’on n’avait jamais connue en Belgique. Après le départ de Mme Aréna au département des Pensions, ce fut M. Dupont qui fut nommé gardien de l’idéologie socialiste en matière d’enseignement. Il remplaça le principe « premier arrivé, premier servi » qui avait contraint des citoyens à pratiquer le camping urbain, par le principe « un enfant égale un numéro de loterie ». Des professeurs, des directeurs d’établissement, des parents d’élèves, tous les parlementaires MR ont combattu cette folie et exigé qu’on en revienne à la sagesse et à la liberté de choix. Aujourd’hui, M.Dupont reconnaît s’être trompé et avoir, en tant que ministre commis une erreur. Il devrait en tirer les leçons !

Quant au partenaire CDH, son attitude est purement et simplement honteuse : selon Mme Milquet, elle qui avait ramené les socialistes dans le gouvernement fédéral, tout est de la faute des socialistes et du décret Dupont ! Elle lache son partenaire et fait comme si le CDH n’était pas lui aussi responsable du gâchis. Ce décret avait, il faut le rappeler, été approuvé en gouvernement par le CDH, par Mmes Fonck et Simonet, et voté au parlement par le CDH.

Les volte-faces d’aujourd’hui de la part de Mme Milquet et de M.Dupont sont d’autant plus choquantes que le parlement était en réunion durant les deux jours précédents pour débattre du budget de la Communauté, et que rien n’a été dit à ce propos. C’est inacceptable dans une démocratie. Mais précisément, cela me conforte dans l’idée, comme je l’ai déclaré dans le débat du Soir contre M.Martou, que l’idéologie socialiste contient en elle des ferments non démocratiques.

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Face à la crise boursière, le libéralisme est la réponse

7 décembre 2008

La crise boursière qui a pris naissance aux Etats-Unis avant de s’étendre au monde entier est due à l’éclatement de ce que depuis l’on qualifie de « bulle financière ». Celle-ci résulte du recours intensif à des produits boursiers dérivés, c’est-à-dire de plus en plus éloignés du terrain économique. Mais elle résulte aussi de l’endettement excessif des ménages américains favorisé par les agences gouvernementales comme Fannie Mae et Freddie Mac.

Les dirigeants socialistes entendent mettre à profit cette crise afin de reconstituer une légitimité et un discours, perdus après l’effondrement du Mur de Berlin mais aussi après l’échec des politiques social-démocrates au sein de l’Union européenne : taux de chômage élevé, endettement de l’Etat… Il est vital de s’opposer à cette tentation idéologique portée entre autres par le président du PS.

Que des mesures doivent être prises pour endiguer l’extension de la crise à l’ensemble de notre système économique et social est nécessaire. Cela doit se faire au niveau d’instances internationales, comme la Commission européenne en a montré l’exemple. Mais réouvrir l’activité économique à une politique de collectivisation comme celle qui a entraîné au bord du gouffre les populations vivant dans les Républiques Socialistes d’Union Soviétique constituerait une régression à la fois économique mais aussi politique : il y a dans la politique socialiste un élément fondamentalement opposé à la liberté des personnes. C’est pourquoi, si l’on veut maintenir des droits et libertés durement acquis au fil des siècles, ce qu’il faut opposer aux risques de dérives boursières et bancaires, c’est un libéralisme soucieux de la légalité comme de la liberté, soucieux des intérêts du capital investi comme des intérêts du travail, soucieux enfin de maintenir la création de richesses au service des populations. C’est cette position que j’ai défendue dans le débat qui m’a opposé à François Martou et qui a été publié par le Journal Le Soir, le samedi 6 septembre. Vous pouvez en prendre connaissance sur :

http://www.millerrichard.be/ac_lesoir6dec2008.pdf

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La déontologie journalistique : le Vif et l’Islam (suite)

4 décembre 2008

L’avis rendu par l’Association des Journalistes Professionnels à propos de l’article publié par le magazine Le Vif/L’Express sur l’Islam et l’école, traduit parfaitement l’importance du sujet et met en valeur la déontologie qui doit être celle des journalistes professionnels -personnes qui exercent une profession particulièrement difficile dans la société complexe qui est la nôtre.

A titre personnel, je suis heureux de constater que ma réaction (cf. sur mon blog l’article du 2 septembre) à cette publication du Vif est confirmée par l’AJP.

http://www.agjpb.be/ajp/telechargements/AVIS%20def%200811.pdf

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« Ils veulent être l’Etat »

22 novembre 2008

Que le président du PS, dans les colonnes du Soir (22/11/2008), s’en prenne au MR est de bonne guerre à l’approche d’une échéance électorale pour laquelle les sondages donnent son parti quelque 10 % de moins qu’en 2004. Mais comme il déclare se placer sur le plan du combat d’idées, je ne peux lui laisser affirmer des contrevérités. Prétendre que « les libéraux veulent détruire l’Etat » est en totale contradiction avec les principes et les actes posés par les libéraux. Contrairement aux socialistes nous voulons un Etat dans lequel les citoyens sont libres. L’Etat ne peut donc pas être omnipotent ni s’occuper de tout, mais lorsqu’il doit intervenir, pour assurer la sécurité par exemple, il doit être le plus efficace possible.

Tel est un des nombreux paradoxes que l’on peut déceler dans cet article du Soir : c’est précisément au moment où le ministre libéral des finances, Didier Reynders, recommande semblable intervention de l’Etat pour secourir l’épargne, l’entreprise et l’emploi, que le président du PS identifie le libéralisme à un antiétatisme sauvage. Autre paradoxe, l’affirmation selon laquelle le socialisme serait favorable à l’économie de marché : n’est-ce pas oublier que les statuts du PS recommandent toujours en leur article 1 la lutte des classes ? C’est-à-dire le contraire absolu de l’économie de marché.

Par ailleurs identifier libéralisme et capitalisme, c’est mélanger à la grosse louche des concepts et des réalités différents. Il est ainsi aisé de déclarer que « les libéraux n’ont plus d’idées » et que « l’idéologie libérale est à sa fin », après avoir d’emblée commencé par nier l’ensemble des idées portées par le libéralisme. Or, c’est précisément parce que la démocratie libérale laisse les citoyens être libres, capables de s’unir librement et de poser les meilleurs choix possibles, capables d’affronter l’adversité et de la surmonter que le libéralisme n’est pas prêt, n’en déplaise au président du PS, de disparaître. La liberté humaine a toujours été le meilleur rempart contre les malheurs et la fatalité.

Ce n’est pas l’annonce de Plans et Replans qui crée l’emploi : ce sont les entreprises, les investisseurs, les travailleurs…A ce propos, je constate que pour la première fois, M. Di Rupo relativise de façon catégorique l’impact réel du Plan Marshall : « les budgets, écrit-il, de la Région Wallonne et de la Communauté française ensemble, c’est environ 16 milliards. Or, les recettes du fédéral et de la Sécu, c’est 110 milliards, soit 45 milliards pour les francophones. Vous voyez la balance. » On ne peut mieux dire que les signes de redressement wallons sont davantage dus aux baisses d’impôts en faveur du travail et des entreprises, telles que les ont voulues et obtenues les libéraux au niveau du gouvernement fédéral. Dans le même ordre d’idées, asséner que les classes moyennes ne constituent pas une préoccupation libérale, est tout simplement mensonger. Il suffit de rappeler l’inlassable travail mené, par exemple, par Sabine Laruelle en faveur de cette tranche de la population sur laquelle pèsent de trop nombreuses contraintes résultant des politiques socialistes.

Quant au reproche de « parler à l’oreille des riches », je sais qu’il existe un film intitulé « l’homme qui parlait à l’oreille des chevaux », mais l’intérêt de la formule s’arrête là. En effet, et c’est ce qui dérange nos adversaires socialistes qui ne peuvent plus se présenter comme les seuls défenseurs du monde du travail, le MR n’est pas le pendant du capitalisme laissé à lui-même. Il est le projet politique qui allie liberté et travail, qui voit dans le travail la source de toute liberté, de tout bonheur possible, de toute émancipation, de toute richesse. Nous rassemblons celles et ceux qui travaillent, dans tous les secteurs, privés ou publics, manuels ou intellectuels ; celles et ceux qui sont en recherche d’un emploi, car ils savent que leur liberté, leur sens de la responsabilité, leur dignité personnelle, familiale, sociale, passe par le travail. C’est ce que j’écrivais déjà en 2005, à l’occasion du 1er mai : « Les libéraux réformateurs savent mieux que beaucoup d’autres combien le succès économique, entrepreneurial, est directement fonction de la qualité, à tous les niveaux de responsabilité et de travail, du potentiel humain, de la compétence, du dévouement, du goût du travail bien fait, qui sont la dignité des travailleurs du monde entier. Seul, le capital ne produit aucune richesse effective, n’engendre aucune croissance économique. Capital et travail sont nécessaires l’un à l’autre, ils s’appellent mutuellement au sein de l’économie de marché. Une économie de marché jugée non pas à ses seuls résultats financiers mais au degré de bien-être et de libertés réels dont disposent les gens » (Le Soir, 7 mai 2005). L’économie n’a de sens que si elle est au service des êtres humains : autre façon d’affirmer que l’économie doit avoir des règles, doit être régulée en ce sens. Mais, à la différence de la volonté socialiste (au titre de M.Di Rupo « Ils veulent détruire l’Etat », je réplique, parlant des socialistes, « Ils veulent être l’Etat ») de s’accaparer l’Etat afin de tout maîtriser, nous nous opposons à ceux qui voudraient, à l’occasion de la crise, réimposer un ensemble de réglementations dont le seul effet, à terme, serait d’empêcher tout développement économique et de maintenir les gens dans la misère ; comme ce fut le cas dans les Républiques Socialistes d’Europe de l’Est.   R.Miller

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