Depuis 1988, la Wallonie a été gérée sans interruption sous la marque socialiste. Cela fait plus de 20 ans que le socialisme annonce le redressement wallon. Plus de 20 ans que le socialisme promet que cela va aller mieux. Plus de 20 ans que le socialisme multiplie les soi-disant « Contrats d’Avenir » et « Plans de relance » : sans résultat ! La preuve en a été donnée par le Conseil Economique et Social de la Région Wallonne dont le verdict est sans appel : avec le Plan Marshall le chômage persiste, nos jeunes restent sans emploi, le commerce et les PME sont menacés, notre agriculture est à la croisée des chemins, les investissements ne viennent pas…La Wallonie d’aujourd’hui reste dépourvue, alors que les entreprises et les travailleurs doivent faire face à la crise économique mondiale.
Parmi les nombreux échecs de l’actuel gouvernement, l’enseignement a particulièrement souffert : cinq années de gestion socialiste et d’abandon cdH ont engendré ce que j’appellerais « l’école de la méfiance ».
Méfiance des professeurs vis-à-vis d’un système qui refuse de comprendre que le métier d’enseignant est aussi une vocation et un engagement personnel vis-à-vis des jeunes élèves : un métier qui a besoin de davantage de reconnaissance de la part de l’autorité publique.
Méfiance des parents qui ne savent plus si le contenu des cours prépare bien leurs enfants, soit à poursuivre des études supérieures, soit à entrer dans la vie professionnelle. Et, pour tout dire, méfiance des parents qui craignent pour la sécurité des élèves : vétusté des bâtiments avec risques d’accidents, racket organisé, agressions…
Méfiance enfin des élèves eux-mêmes, à qui des enquêtes spécialisées ont appris que les cours qu’ils sont obligés de suivre ne sont pas performants et ne les préparent pas suffisamment à construire leur avenir. Des élèves à qui le gouvernement PS/cdH a même réussi à inculquer la peur de ne pas trouver une école où pouvoir s’inscrire.
Il faut en finir avec les séquelles des décrets « Inscriptions » et « Tirage au sort », limiter le nombre de réseaux, conférer plus d’autonomie de gestion et d’enseignement aux directions des établissements scolaires, renforcer les partenariats entre l’école et l’entreprise, de même qu’entre l’école et les clubs sportifs ou les associations culturelles, éduquer les jeunes à la citoyenneté démocratique, repenser les grilles horaires mais aussi l’échelonnement des connaissances sur l’ensemble du cursus, remettre en avant les notions d’effort personnel…Il y a mille choses à faire pour restaurer la confiance dans un enseignement de qualité pour tous. Il faut que dans chaque école, quelle que soit sa zone d’implantation, et quel que soit le type d’enseignement choisi, chaque élève puisse faire réellement l’expérience de ce qu’est l’égalité des chances. Il faut que le diplôme redevienne un vrai passeport pour l’avenir ! La Wallonie a besoin de cette énergie nouvelle.